Permettez moi à l’entame de mon propos, de magnifier cette cérémonie de signature de protocole d’accord entre l’ANA, le BOS, l’OLAC et le FONSIS.

Il est important de préciser que ce protocole d’accord fait suite à celui signé le 03 avril 2017 entre les mêmes structures et qui est arrivé à terme en 2019.

La conclusion de cet accord confirme un bel exemple de synergie entre des strustures de l’Etat, une dynamique encouragée par Son Excellence, Monsieur le Président de la République pour plus d’efficacité dans les actions publiques.

L’objet de ce protocole est de mutualiser les efforts des différentes structures signataires pour amorcer le développement d’une Aquaculture industrielle et durable au Sénégal.

En effet, il est noté jusqu’ici, au niveau national, des fermes aquacoles de petite échelle et de type communanitaires qui, même si elles contribuent à la sécurité alimentaire, ne peuvent pas sous-tendre les objectifs visés dans le PSE en matière d’aquaculture.

Malgré les efforts consentis par le Département, le niveau actuel de l’aquacutlture est à améliorer pour répondre aux attentes de fourniture de proteines d’origine animale, d’emplois pour les jeunes et les femmes et de création de richesse.

Mesdames et Messsieurs, Chers invités,

Nous savons tous que le secteur de la pêche joue un rôle socio-économique important au Sénégal car contribuant pour 3,2% à la formation du Produit Intérieur Brut, la création des milliers d’emplois, l’équilibre de la balance des paiements et la satisfaction des besoins en protéines animales des populations.

Toutefois, la durabilité environnementale, économique et sociale des systèmes de pêche sénégalais est menacée par une pression élevée sur la ressource, des pratiques non durables et des pertes post-capture.

Face à cette situation, l’aquaculture constitue aujourdhui une alternative viable pour combler le déficit d’approvisionnement en produits halieutiques.

Elle est le sous-secteur alimentaire qui affiche le taux de croissance annuel le plus élevé à l’échelle mondiale avec 5,8 % selon la FAO.

D’après un rapport de la Banque mondiale (Fish to 2030 : Prospects for fisheries and aquaculture ; 2014), en 2030, 62% de poissons de consommation proviendront de l’aquaculture.

Mesdames et Messsieurs, Chers invités,

Le Gouvernelent du Sénégal, conscient du rôle important et stratégique de l’aquaculture dans l’approvisonnement en produits halieutiqes, la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, s’est résolument engagé dans le dévelooppement de ce sous-secteur.

C’est ainsi que l’aquaculture est inscrite parmi les 27 projets phares du PSE, avec un objectif de production aquacole de 50 000 tonnes à l’horizon 2023.

Afin de poser les jalons pour l’émergence de filières aquacoles compétitives et durables au Sénégal, le PSE met l’accent sur la promotion d’une aquaculture commerciale durable, portée par l’initiative privée

C’est dans ce cadre que s’inscrit le présent protocole d’accord qui pemettra d’inciter enfin le secteur privé national comme international à franchir le pas pour un investissement massif dans l’aquaculture.

Mesdames et Messsieurs, Chers invités,

Plusieurs étapes sont déjà franchies dans le cadre de la phase 1 du protocole, on peut citer :

  • la réalisation des études de préfaisabilité économiques et techniques financées par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en collaboration avec le BOS ;
  • la création de la Société de Projet AQUAPOLES par le FONSIS, et dotée d’un capital d’amorçage d’un (01) milliard FCFA qui a permis de conduire l’étude de marché en 2019, les études topographiques, la structuration financière du Projet, la sécurisation des actifs, le lancement de l’étude d’impact environnemental et social et la mobilisation des partenaires stratégiques ;
  • l’identification par l’ANA avec l’appui de l’OLAC, de sites pouvant accueillir les sous-projets de production de poisson, avec pour espèces ciblées : la daurade et le loup Bar en marin, le Poisson Chat et le Tilapia en eau douce et la mise à disposition de ces espèces.

Pour l’année 2021, l’objectif est de lancer les travaux de construction de la ferme continentale en vue de sa mise en service en début d’année 2022 pour une production de 2.500 tonnes de Poisson-chat et la création de 1000 emplois.

A travers la signature de ce protocole, le MPEM, à travers l’ANA, s’engage à apporter une dotation de 1 milliard FCFA au projet au titre de la contribution de l’État pour « dé-risquer » le Projet et renforcer son attractivité vis-à-vis des investisseurs privés susceptibles de prendre en charge la plus grande partie du financement, notamment celui de la phase de passage à grande échelle. 

La mise en œuvre du protocole permettra de mettre en place, les infrastructures de base du développement d’une aquaculture commerciale au Sénégal à travers :

  • la réalisation de fermes aquacoles industrielles ;
  • l’ouverture du capital au secteur privé national ;
  • la mise en place d’une ligne de financement pour développer un réseau de producteurs aquacoles.
  • Mesdames et Messsieurs Chers invités et participants

Convaincu que la mise en œuvre de ce protocle sera un élement déclencheur de l’émergence de l’aquacultre commerciale au Sénégal, je voudrais marquer la disponibilité de mon Département à accompagner la concrétisation de cet imporatnt projet.

Je ne saurais terminer sans remercier une fois de plus, les Directeurs généraux, du BOS, du FONSIS et de l’OLAC pour avoir bien voulu accompagner, Madame le Directeur génaral de l’ANA dans ses efforts de développment du secteur de l’aquaculture.

Espérant voir dans les meilleurs délais l’émergence de fermes aquacoles industrielles au Sénégal, j’invite les structures signataires à poursuivre la collaboration d’une part et le secteur privé à investir dans l’aquaculture d’autre part pour faire de  notre cher pays un véritable pays aquacole.

MPEM/Cellule Com

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