Un nouveau consensus trouvé par les acteurs sur la réglementation sociale.

Le ministre des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires a clôturé ce mardi 25 juin 2024 l’atelier portant sur l’étude, la validation et la signature des projets de conventions collectives de la marine marchande fixant les conditions d’emploi des marins ou gens de mer employés à bord de navire/ unité offshore opérant dans les activités pétrolières et gazières offshore au Sénégal et sur les navires de pêches.

Un atelier qui constitue l’aboutissement d’un travail collectif considérable entrepris depuis quelques temps, dans la Phase I, par les acteurs du secteur maritime, eu égard à la découverte de ressources pétrolières et gazières offshore et à la nécessité de mise en place d’une réglementation sociale spécifiquement applicable dans ce secteur d’activités offshores et sur les navires de pêche.

Dans son allocution, Dr Fatou DIOUF se réjouit de l’aboutissement de la négociation collective, qui entre en droite ligne avec les orientations stratégiques du Président de la République. Selon le Ministre des Pêches, ces conventions collectives répondent à une exigence de conformité aux dispositions de la Convention du Travail maritime 2006 de l’OIT, qui a été ratifiée par le Sénégal.

En ce qui concerne la convention collective fixant les conditions d’emploi des officiers et marins de la Marine marchande, Section Pêche, cela participe à la promotion du travail décent.

Le Ministre des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires, a terminé ses propos en réaffirmant la politique de l’Etat à renforcer l’option de la préférence nationale pour un « Sénégal juste et prospère », aux fins d’un contenu local fort. Elle a invité également toutes les parties prenantes à s’inspirer et à s’approprier les vertus de « JUB, JUBAL, JUBANTI » portées par Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République, pour que le Sénégal continue à pourvoir le monde du travail maritime, en effectifs qualifiés et qualitatifs.

Pour rappel, cet atelier est l’œuvre de l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM) dans le but de combler un vide juridique et rétablir l’équité dans le traitement des marins ou gens de mer embarqués à bord de navires/unités offshore.

Après 48 ans d’application, les dispositions de la convention collective pêche de 1976 se sont révélées en déphasage avec l’évolution du contexte économique et social, les normes internationales du travail, les nouvelles fonctions à bord et les nouveaux types de pêche et de navires.

C’est pourquoi, le Ministère des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires a été réactif à la dénonciation par les syndicats regroupés autour de la plateforme des marins, de 24 articles sur les 70 qu’elle comporte. Pour dire que ce nouveau projet de conventions est venu à son heure