La Ministre des Pêches et de l’Économie Maritime, Dr Fatou Diouf, a pris part à une audition organisée par l’Assemblée nationale devant la Commission du Développement rural et la Commission des Affaires économiques.
Cet exercice institutionnel de transparence et de redevabilité a permis de présenter le bilan du premier trimestre 2026 du secteur des pêches et de l’économie maritime, tout en mettant en lumière les avancées réalisées ainsi que les défis à relever pour les prochains mois.
Des avancées majeures dans les infrastructures et les transports maritimes
Le ministère a enregistré une dynamique soutenue dans les transports maritimes et les infrastructures portuaires avec plus de 30 % de réalisation sur plusieurs projets stratégiques.
Parmi les avancées notables figurent :
- la progression significative des travaux du Port de Ndayane ;
- le lancement du projet de renforcement de la liaison maritime Dakar–Gorée ;
- l’acquisition programmée de deux navires de dernière génération en acier ;
- la rénovation du débarcadère de Gorée.
Ces initiatives traduisent la volonté de renforcer la connectivité maritime et de moderniser durablement les infrastructures nationales.
Des infrastructures structurantes désormais opérationnelles
Le secteur a également enregistré la mise en service de plusieurs infrastructures stratégiques, notamment :
- le Marché central au poisson de Thiès ;
- le Laboratoire national d’analyse des produits de la pêche et de l’aquaculture.
Par ailleurs, le complexe frigorifique de Hann est désormais prêt à entrer en service afin d’améliorer les capacités de conservation et de valorisation des produits halieutiques.
Modernisation du secteur et réformes stratégiques
Le ministère poursuit également les réformes engagées pour moderniser la gouvernance du secteur maritime et halieutique.
Plusieurs chantiers structurants ont été évoqués :
- la finalisation de la concession des chantiers navals avec une participation renforcée de l’État dans le capital ;
- la rénovation du cadre juridique avec la finalisation des projets de loi portant sur les codes de la pêche maritime, de la pêche continentale et de la Marine marchande ;
- le développement du cabotage national et régional ;
- le renforcement des corridors maritimes et terrestres.
Une ambition forte pour l’aquaculture et l’économie bleue
La Ministre a également souligné l’accélération des projets liés à l’aquaculture afin de contribuer à la souveraineté alimentaire nationale.
Le Sénégal entend aussi renforcer son positionnement sur les marchés internationaux grâce à une politique accrue de certification et de valorisation des produits halieutiques.
Un engagement environnemental renforcé
Dans le cadre de la préservation des écosystèmes marins, les opérations de nettoyage des sites de débarquement et des fonds marins ont permis l’extraction de 25 tonnes de déchets au cours du premier trimestre 2026, avec une projection annuelle de 80 tonnes.
Une vision tournée vers le développement durable
Ces différentes réalisations illustrent l’ambition portée par le Ministère des Pêches et de l’Économie Maritime : faire du secteur un levier stratégique de croissance, de création d’emplois et de développement durable au service des Sénégalaises et des Sénégalais.
Comme l’a rappelé la Ministre Dr Fatou Diouf, le travail se poursuit « avec rigueur et détermination » afin de consolider les acquis et accélérer la transformation du secteur maritime national.

